Travailler une relation plutôt que contraindre et imposer
- 17 sept. 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 oct. 2021
Pourquoi travailler avec la relation qui se crée entre un animal et un humain plutôt qu’avec des outils de contraintes ?
Avec moi, on emprunte un chemin d’échanges et de respect mutuel plutôt qu’un dialogue de sourd incohérent et incompréhensible. Pas question de forcer les choses quand on peut faire autrement.
Qu’est-ce qu’un dialogue de sourd incohérent et incompréhensible ?
Humains, il peut nous arriver de ne pas avoir envie de faire telle ou telle tâche à tel ou tel moment. Ou au contraire, de vouloir découvrir de nouveaux chemins, nouveaux objets. Pourquoi devons-nous interdire ces moments de petits plaisirs à nos animaux ?
Pourquoi devrions-nous refuser que notre compagnon à poils (mais c’est aussi valable pour ceux à plumes ou à écailles) nous dise « NON » ? Pourquoi aurions-nous ce droit mais pas eux ?
Depuis 2015, on reconnait légalement qu’un animal est un « être vivant doué de sensibilité » (Art. 515-14 du Code Civil). Sensible indique qu’il ressent des émotions. Des émotions qu’il ne peut choisir tout comme vous ne pouvez pas décider de ne pas être triste, avoir peur ou être content par exemple.
Pourtant, certains « professionnels » utilisent du matériel en contradiction avec tout cela. Je parle bien entendu de collier étrangleur/sanitaire, collier électrique/vibrant, collier torquatus/à piques.
Utiliser ce matériel « coercitif », c’est contraindre l’animal à apprendre à ne plus communiquer, à ne plus ressentir ses propres émotions.
Les conséquences visibles (liste non exhaustive d’exemples) :
- Chien qui se replie sur lui-même et qui reste passif de sa propre vie ou au contraire qui communique de plus en plus fort (grognement, conduites agressives, etc.)
- Sensibilisation du chien à certains stimuli (humains, congénères, lieu, objet, etc.)
- Humain qui appréhende de plus en plus et qui « surréagit » au moindre détail
- Humain qui apprend à croire qu’il doit « dominer » son chien (la dominance inter-espèce n’existe pas !)
Les conséquences invisibles (liste non exhaustive d’exemples) :
- Perte de confiance du chien pour son humain
- Perte de confiance du chien pour lui-même
- Crainte du chien vis-à-vis de son humain dont il apprend à appréhender ses réactions
Donc résultat, une relation de confiance endommagée, voire perdue, et des comportements qui peuvent apparaître plus tard (lorsqu’il prend de l’âge par exemple).
Un chien n’a pas notre notion de « bêtise ». Pour lui, mastiquer votre canapé tout neuf ou vos chaussures à 200 € c’est satisfaire son besoin masticatoire avec ce qu’il a à disposition (même un chien adulte a besoin de mastiquer). Il n’a pas non plus la notion de propreté. S’il fait pipi dans votre salon c’est parce qu’il n’a pas appris à le faire dans un endroit voulu (jardin, pendant la promenade, etc.).
Le punir dans ses moments-là est donc incohérent envers ses besoins naturels et aussi incompréhensible puisqu’il va ressentir votre colère mais ne va pas pouvoir l’assimiler à quelque chose de précis.
C’est pourquoi, certains chiens ont le « regard coupable » après une « bêtise ». Ils réagissent aux émotions transmises par les humains, et apprendrons à appréhender les réactions de ces derniers.
Travailler sur, et avec la relation animal-humain permet donc d’éviter d’endommager la confiance entre chaque individu et d’agir sur la cause des comportements (on cherche à comprendre pourquoi et à trouver des solutions propres à chacun) et non pas sur la conséquence (on ne force pas un animal à aller contre ses peurs et appréhensions).
Travailler des conduites agressives (réactivité congénère ou humaine) est possible sans ce type de matériel. Cela peut prendre du temps mais cela dure dans le temps.
Le chien est le meilleur ami de l’humain, mais l’humain n’est pas toujours le meilleur ami du chien.
J’ai choisi, de ma propre volonté, de mettre carte sur table dès le début. C’est pourquoi, dans mon contrat de prise en charge, je m’engage à « N’utiliser en aucun cas, et sous aucune exception, du matériel coercitif (collier étrangleur, électrique, etc.). ».



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